Dassyne & Cie

 

2017-04-05 - sans titre - 5646


Sophia Kaghat-Danane > est auteure et metteuse en scène. Elle a grandi à Casablanca. Très vite la question de la diversité culturelle s’est imposée à elle, et c’est dans le théâtre qu’elle trouve un endroit où aborder ces sujets. Elle monte un atelier de théâtre à Oran, et écrit Tileli (Liberté), une pièce philosophique. Elle se rend ensuite au Canada pour développer son ouverture d’esprit, et pose finalement ses valises à Paris.
Par le théâtre et l’écriture, elle développe une réflexion sur la place de la femme au Maghreb, la place de l’art dans la société comme mode d’épanouissement et d’ouverture. Elle crée la compagnie Dassyne en 2008. Fortement inspirée par la culture berbère, elle réunit cette diversité dans une première œuvre, Dihya, où elle tient à rassembler des comédien-e-s et musicien-e-s Algérien-e-s et Français-e-s.
En 2014, elle décide de mettre en place des ateliers d’apprentissage du français LUDILANGUE fondés sur le jeu pour des apprenant-e- s de niveau A.1.1, A1, A2 dont le français n’est pas la langue maternelle.
Puis à partir de 2015, elle crée des ateliers d’écritures ludiques destinés à un large public. éMOTions, une proposition d’écriture à partir de 10 mots choisis par l’OPALE (Organismes francophones de politique et d’aménagement linguistiques). Ainsi que l’action ECRITURES NOMADES qui permet de partager, de découvrir des lieux culturels et de favoriser la libération des MOTS/MAUX. Cette parole est ensuite mise en forme, par le biais de l’écriture, dans différentes langues ainsi que dans des installations sonores.
Depuis 2016, elle s’inscrit dans une démarche collective de création, écrit et met en scène une nouvelle pièce de théâtre bilingue et musicale, Amandihya qui interroge les thèmes de la transmission, de l’absence et de la mémoire. Le bilinguisme franco-berbère y est envisagé comme un moyen de mettre en avant la richesse du métissage, de valoriser et préserver les transmissions des langues de traditions orales.

20170408_120723


Areski Rabia > est né en 1960 dans un village entre Tikjda et Maillot en Algérie, village au nom si particulier (La Crête Rouge), et coincé entre trois rivières et une montagne. En tant qu’amazouz de sa fratrie, il a bénéficié d’un statut particulier : il pouvait évoluer aussi bien dans le monde des hommes que celui des femmes. Il a pu ainsi apprendre la langage des paysans, la sagesse des gens de la terre, mais aussi acquérir sensibilité, humour, théâtralité… D’eux il su retenir la sagesse des gens de la terre. Sa scolarité lui permis de s’éveiller à la littérature, ainsi que de prendre conscience de la richesse linguistique du kabyle (berbère). En 1980, le Printemps berbère fut un évènement important dans sa vie d’écrivain, et le mena à revendiquer d’autant plus fort sa « kabylité » par l’écriture de poésies tag (courts poèmes), tirées à la « ronéo ». Par la suite, Areski Rabia continue à écrire des poèmes, et un blog naît : www.creterouge.rmc.fr. Puis, il écrit, met en scène et interpète un monologue : L’Écrivain public. Il est également l’auteur d’une pièce de théâtre : Tid n tlawin (Sciences des femmes), qui sera mise en scène par Marc Touta, ainsi que d’une satire Dda Meqran co-écrite avec Smaïl Chertouk.


Valentine Jé : flûtes, chant > Après des études au CNR de Lyon, Valentine Jé poursuit un chemin littéraire avant de revenir à la musique par le biais du jazz et des musiques improvisées. Elle étudie l’improvisation avec André Villéger, Thomas Savy, Marc Boutillot… l’écriture avec Carine Bonnefoy, la musique brésilienne avec le pianiste Laurent de Oliveira et les chants du monde dans l’école de Martina A. Catella. Elle se produit avec la chanteuse folk Lehna, avec le trio de musique argentine Las Famatinas et avec le Snippet Ensemble – sextet de musique instrumentale et improvisée. Passionnée de dramaturgie, elle accompagne des pièces, des films et des contes : ciné-concerts autour de Buster Keaton, les Contes Clémentine… En 2010, elle rencontre Sophia Kaghat et la compagnie Dassyne. Elle joue et compose pour la pièce de théâtre Dihya, actuellement en création avec le soutien de la Ferme Godier (93).


Audrey Pasquet > monte à Paris en 2008, où elle va suivre une formation à l’acteur chez Acting International. En parallèle elle intègre plusieurs compagnies avec lesquelles elle va jouer différents registres allant du classique               ( Molière, Victor Hugo, Strinberg…) au boulevard en passant par des textes plus contemporains. En 2010 Elle rencontre la compagnie Dassyne pour laquelle elle réalise un décor, joue et anime des ateliers. C’est à la même période qu’elle découvre le café théâtre en jouant « Mes meilleurs ennuis » une pièce de Guillaume Mélanie.  En 2013 elle se tourne vers le spectacle pour enfant en jouant dans « l’Histoire givrée de Blanche-Neige » et « la folle histoire du petit chaperon rouge » de Macha Orlova, qu’elle va assister dans la mise en scène d’une comédie. En 2014 elle est dirigée par Sophie Jolis dans « Mortelle Song » un polar musical. Un an plus tard elle rencontre la compagnie des Rêverbères  avec qui elle va jouer « Le Petit Prince ». Aujourd’hui riche de toute cette expérience elle co-écrit et réalise la scénographie de son premier spectacle musical jeune public  « l’Histoire de la Phos’Forêt . A visiter pour plus d’infos: Audrey Pasquet

sans-titre


Anne Marchionini > Après ses études et une expérience dans la médiation culturelle, elle se lance dans le théâtre. Elle se forme à l’École du Jeu – Delphine Eliet ; avec les chantiers Nomades et Rodolphe Dana ; à l’ARTA, au Théâtre du Peuple (avec Marie-Ève Perron, Cyril Viallon, Carole Fréchette) ; et auparavant Sally Micaleff et Philippe Peyran-Lacroix (méthode Meisner)… Elle s’initie à la marionnette avec Jean-Louis Heckel, Camille Trouvé ; au flamenco (danse) avec Veronica Vallecillo. Elle a eu l’occasion de jouer des auteurs « classiques » (Shakespeare, Tchekhov, Molière, Claudel, Garcia Lorca), ou contemporains (comme Sarah Kane, Laurent Gaudé) dans des spectacles d’école. Comédienne au sein de la compagnie LAO (« Mr Kolpert » de D. Gieselmann, « Le cimetière des éléphants » de JP Daumas, « La Collection » d’Harold Pinter), elle a également joué dans une dizaine de courts métrages et participé à diverses lectures. En 2015 et 2016, elle collabore à la mise en scène de « La Femme comme champ de bataille » de Matéi Visniec avec Dajistan Kis et le nouveau collectif Corps de métier, soutenu par le Théâtre du Hublot. Elle assistera Nicolas Struve pour la création de « À nos Enfants » au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis en 2017. Par ailleurs, elle travaille avec la compagnie « l’Oubli des cerisiers » et avec la compagnie HKC comme chargée de diffusion, production et développement. Elle couve quelques projets personnels à ses heures perdues, et s’intéresse à différentes formes d’intervention sociale par le théâtre.