Dihya

Synopsis

“Dihya” est financée par la Région Île de France dans le cadre du “Dispositif Méditerranée”, l’Institut Français de l’Ambassade de France en Algérie, la Direction Générale de la Langue Française et des Langues de France (DGLFLF).  C’est une création collective bilingue, écrite en français et en berbère, qui interroge les thèmes de la transmission et de l’identité.

Synopsis :

“Après le décès de son père, Amandine retourne dans la maison familiale pour débarrasser les affaires du défunt. En se confrontant aux souvenirs des objets du passé, elle replonge malgré elle dans les méandres de son histoire familiale, ses ruptures et ses tabous, un chemin plein de surprises et de poésie qui lui permettra peut-être de se réconcilier avec elle-même?”

Concrétement:

En mars 2016, Sophia Kaghat-Danane et Rezki Rabia, tous deux co-auteurs de la pièce, ont réalisés des ateliers  afin de recueillir la parole de femmes berbères pour nourrir le texte de “Dihya”. Puis en juin 2016, la même séquence d’écriture a été organisé au Musée de l’Histoire et de l’Immigration, dans le cadre de l’exposition “Frontières”.

En Janvier, avril, juin et août 2016, la Compagnie Issue de Secours a soutenu le projet en accueillant la compagnie Dassyne au théâtre de la Ferme Godier à Villepinte. Durant ces résidences d’écriture, la pièce a été imaginée et développée par les membres de la Cie.

Une première lecture de la pièce aura lieu auprès du public du centre social de Villepinte à la fin du mois septembre 2016. Puis, au premier trimestre 2017, des représentations en Île de France et en Algérie seront programmées.

Démarche :

La pièce, écrite en français et en kabyle, est portée par ce double regard.  “Dihya” se trouve dans la problématique de l’identité et de la transmission. A laquelle la question des langues est intrinsèquement liée et constitue la trame de fond de la pièce.  Le bilinguisme franco-berbère y est envisagé comme un moyen de mettre en avant la richesse du métissage, de valoriser et préserver les transmissions, quelles qu’elles soient. Comment dès lors, les enfants de deuxième génération,  nés en France de parents berbérophones parviennent-ils à gérer cette identité, enrichie par deux langues, deux horizons distincts ? Comment peut-on les valoriser, pour restituer à chacune leur unicité, leur individualité aux multiples appartenances ? Face à ces enjeux, le projet Dihya, explore ces interrogations au théâtre.

La musique, composée et interprétée par Valentine Jé, flûtiste et Taoufik Azibi , mandoliste,  tient une place importante dans l’intrigue de Dihya. Elle est nourrie de diverses influences, allant du berbère au jazz en passant par le chaabi et la musique kabyle.

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